Mardi 4 mars 2008
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Lundi 3 mars 2008
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Dimanche 2 mars 2008
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A partir de 14h30, jeudi 28 février, la dynamite ne cessait de raisonner place Murillo à La Paz. Signe infaillible que les syndicats des mineurs de Potosi et d’Oruro se sont joints aux autres mouvements sociaux du pays qui occupent la place dite « des trois pouvoirs » (législatif, exécutif et religieux). Cette présence vise à établir un « cerco », sorte de siège, autour du Congrès national où se sont réunis en session extraordinaire députés et sénateurs boliviens afin d’adopter la nouvelle Constitution Politique de l’Etat (CPE) et de fixer la date du référendum. Le motif officiel du « cerco » était de faire adopter plus vite la nouvelle CPE, le « dialogue » entre le gouvernement et l’opposition étant au point mort.
Vendredi à 7hOO du matin, sur la même place, Evo Morales promulgue les trois lois approuvées le jeudi à 20h15. Ces lois ont fixé les deux convocations nationales au 4 mai prochain (adoption de la nouvelle CPE et une question concernant l’interdiction du système latifundio) et rendu illégaux les référendums « sécessionnistes » des départements de Santa Cruz et du Béni prévus respectivement pour le 4 mai et le 1er juin. Face à la place bondée, sur une estrade partagée avec son Vice président (Alvaro Garcia Linera), quelque uns de ses ministres et les principaux responsables syndicaux, le président de Bolivie prononce son discours entrecoupé par les acclamations des divers mouvements sociaux présents (Cocaleros, Mineurs, Organisations paysannes, …).
Une tradition nationale, « l’illégalisme »
L’opposition, notamment à travers la presse quotidienne qu’elle détient, s’est empressée de déclarer illégale l’adoption de la CPE par le Congrès. Il est vrai que les députés et sénateurs de l’opposition ont souvent été bloqués à l’entrée de l’édifice législatif par les manifestants. Une députée de Cochabamba, Ninoska Lazarte, a même été molesté et prise a parti par la foule sans que les policiers n’interviennent réellement. De plus le chiffre de parlementaires présents dans l’hémicycle durant la nuit n’a pas été divulgué. Ainsi l’opposition affirme que la procédure de vote requérant les deux tiers de tous les élus (soit 104 législateurs) , nécessaire à un tel changement constitutionnel, n’a pas été respectée. « La population doit commencer à ne plus reconnaitre le gouvernement pour la quantité d’illégalités qu’il réalise ») a déclaré le député Oscar Urenda de PODEMOS (principal parti d’opposition représentant la droite conservatrice) . Il convient de rappeler que ce parti, crée en 2005, est le descendant direct, ainsi qu’une partie de ses membres, du parti Action Directe Démocratique (ADN) fondé par l’ex-dictateur Hugo Banzer. Et l’opposition a beau jeu de diriger la majeure partie de ses critiques sur l’illégalité des démarches du gouvernement. Car comme le rappelle l’avocat constitutionnaliste , Carlos Alaxon, dans un article du 26 février paru dans le quotidien paceño La Razon, relatif aux statuts autonomistes des départements de la « média luna »[i], leurs démarches sont inconstitutionnelle s donc également illégales. Il prend l’exemple de l’Assemblée législative départementale que veux créer Santa Cruz. La création d’une telle institution établirait selon lui une concurrence législative avec le Congrès national. « Inconstitutionnalité du produit » déclare-t-il, tout comme le désir de créer un gouverneur départemental avec des prérogatives beaucoup plus grandes que celles dont disposent aujourd’hui les préfets. Seul l’Etat est en droit d’impulser de tels changements selon la Constitution actuelle.
La radicalité des deux camps se durcie
« Le pays est au bord de la division » affirme Le sénateur Carlos Böhrt (PODEMOS). Et cette déclaration n’est pas un euphémisme, c’est peut être le seul point d’analyse sur lequel tout le monde est désormais d’accord, gauche et droite confondues.
Le vendredi après le discours de Morales, un des participants au « cerco », Justino Marca (président de Coraca Protal, une association de paysans de Cochabamba) affirme avoir fait le déplacement pour « soutenir Evo et la nouvelle CPE » ; « regardes tous sont venus, femmes et hommes, il est important d’être ici pour montrer notre détermination … ». Les journalistes de la grande presse se sont fait sortir jeudi de la place sous les crachats et parfois les coups, « Presse vendue ! Presse menteuse ! » pouvait-on entendre au sein de cette grande cacophonie. Symbole, s’il en était encore besoin, de la fracture existant entre la représentation des événements offerte quotidiennement par les médias et une grande partie de la population. Et tandis que vers midi tous les mouvements sociaux fêtaient « leur victoire » en s’apprêtant à libérer la place Murillo, l’opposition parlait déjà de ce jour « fatidique » et irréversible qui constitue pour elle « un attentat contre la démocratie ». L’Eglise s’en mêle également, la Conférence Episcopale de Bolivie jugeant que ce « cerco » témoigne « d’une dépréciation de la vie et d’un exercice irresponsable de la pression ».  
Chaque acteur campe sur ses positions de manière toujours plus ferme et déterminée. En dépit de la loi déclarant illégal tout référendum organisé par les départements portant sur leur propre autonomie, Ruben Costas, préfet de Santa Cruz et principal opposant d’Evo Morales, confirmait le maintien de la date du 4 mai pour sa consultation électorale. Il ajoutait que « s’était installé dans le pays une dictature déclarée comme-t-elle ». La palme de la citation la plus provocante revenant comme de coutume au préfet de Cochabamba, Manfred Villa Reyes, « le Vice président Garcia Linera a prouvé qu’il cherchait un bain de sang avec l’appui des militaires vénézuéliens ». Mais du côté du Mouvement vers le Socialisme (MAS) on se félicite « de ce succès de la démocratie qui va se voir confirmer par la majorité du pays le 4 mai prochain ». Le rendez vous est donné. Mais il est probable que des affrontements comme a connu le pays au cours de l’année 2007, à Sucre et Cochabamba notamment, commencent avant la sanction du problème par les urnes.
Geoffrey


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[i] Car la géographie des 4 départements concernés : Béni, Pando, Tarija et Santa Cruz forment une sorte de croissant, une demi-lune.
 
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Mardi 29 janvier 2008
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A18h lundi 7 janvier, s’est déroulée une réunion entre le président de Bolivie, Evo Morales, et les 9 prefets départementaux qui pourrait bien peser sur l’agenda politique du pays pour les prochain mois. Ce rendez vous intervient après des mois de « dialogue » interposé à travers les médias entre les 5 prefets de l’opposition (ou de la « media luna »)[i] et Evo Morales. Le principal point de désaccord porte sur la nouvelle Constitution adoptée le 8 décembre dernier, à Oruro, par l’Assemblée Constituante formée par le gouvernement et constamment boycottée par l’opposition.

 

 

Les discussions se sont centrées autour de trois tèmes principaux : le problème des autonomies départementales, l’impot direct sur les hydrocarbures (IDH), et la nouvelle Constitution. Un référendum doit avoir lieu obligatoirement 6 mois au plus tard après l’adoption de la nouvelle Constitution ce qui fait du 8 juin la date buttoir. Mais Evo Morales s’est rendu compte que gouverner sans détenir la majorité des 9 départements est chose difficile. Il a donc décidé de remettre son mandat et ceux des préfets en jeu courant 2008, il recherche ainsi une sorte de deuxième légitimation par les urnes à peine deux ans après son élection à la tête de l’Etat.

 

 

 

 

Le premier problème concerne la loi no 3791 dite « renta dignidad » (ou « la Renta Universal de Vejez » promulguée le 28 novembre 2007) et son financement. Cette loi vise à délivrer une pension de 200 bolivianos par mois (soit environ 20 euros) à chaque personne de plus de 60 ans ne percevant aucune autre aide et 150 bolivianos (soit environ 15 euros) pour celle touchant déjà une pension. L’application de cette loi, en vigueur depuis le 1er janvier 2008, bénéficie à environ 676000 personnes pour un coup annuel de 200 millions de dollars. Le gouvernement espère ainsi faire passer la pauvreté extrême de 37.7 pour cent en 2006 à 19.7 pour cent en 2015.

Le gouvernement a décidé de financer ce projet à travers un prélèvement de 30 pour cent de l’impôt sur les hydrocarbures (IDH) que perçoivent les départements. Le sénat (détenu par l’opposition) proposait que le financement de cette loi se fasse à travers un impôt sur les transactions financières et les bénéfices de la Banque Centrale de Bolivie, moyens utilisés en ce moment pour payer la dette extérieure de la Bolivie. Le véritable enjeu derrière cette loi est celui de la répartition du pouvoir entre l’Etat et les départements et par conséquent d’une certaine conception de l’Etat bolivien. Ce qui lie inextricablement ce problème à celui de la nouvelle Constitution et des autonomies départementales.  

 

 

Premièrement il faut noter qu’en Bolivie les préfets sont élus dans leurs départements respectifs, ce qui leur confère une légitimité particulière. C’est pour cette raison qu’il leur a été possible d’engager un bras de fer avec le gouvernement : chose évidemment impossible dans un pays comme la France. Tout a commencé il y a 3 ans avec le département de Santa Cruz. Ce département, qui est le plus grand et le plus riche des neufs départements boliviens, est le premier à avoir exigé son autonomie. A cette époque le président de Bolivie était Carlos Mesa, c est lui qui a accordé l’élection au suffrage universel des neufs préfets antérieurement nommé par le président. Les premières élections départementales se sont tenues en même temps que l’élection d’Evo Morales. Aujourd’hui cinq départements (les cinq détenus par l’opposition et accessoirement les cinq plus riche) ; Beni, Pando, Cochabamba, Tarija et Santa Cruz réclament plus d’autonomie.

La nouvelle Constitution n’a pu être rédigée dans des conditions propices à son installation dans le temps. Les différentes villes où siégeaient les constituants ont été le théâtre d’affrontements violents entrainant même la mort de quelques personnes. Comme à Sucre, où les étudiants hostiles au gouvernement de Morales, ont obligé la Constituante à finir son travail à Oruro. La police a déclaré « ne pas se sentir en sécurité » à Sucre… Il avait même été envisagé pendant un moment de ’’délocaliser’’ la Constituante en plein milieu du Chapare dans le département de Cochabamba afin que les Cocaleros (puissants syndicats des producteurs de coca dont est issue Morales) puissent assurer sa sécurité tant l’Etat était dépassé par les évènements.

La nouvelle Constitution qui est née en divisant le pays doit désormais passer l’épreuve des urnes. Ce qui est vraiment nouveau dans ce texte généreux mais législativement bancal, c’est la détermination d’un Etat Plurinational et Communautaire qui ne peut pas se diviser. Formulation ambigüe qui vise à prendre en compte dans son fonctionnement un modèle économique pluriel qui respecte les différentes formes de production de richesses et de propriété (publique, privée et communautaire) qui existent « historiquement dans le pays ». Par exemple la propriété des hydrocarbures est déclarée « propriété inaliénable du peuple bolivien ». Avant l’arrivée de Morales au pouvoir en janvier 2006, seulement 15 pour cent des hydrocarbures appartenait à l’Etat, désormais c’est environ 50 pour cent.

 

Le plus étrange c’est que dans ce nouveau dialogue engagé entre le gouvernement et les préfets, une sorte de commission commune est prévue pour adapter le nouveau texte constitutionnel aux exigences autonomistes des départements, alors même que la campagne pour le non et pour le oui à la Constitution a déjà été entamée par les deux parties.

 

 



[i] Car la géographie des 5 départements concernés : Beni, Pando, Cochabamba (qui n’en fait pas « officiellement » partie mais qui y est associée), Tarija et Santa Cruz forment une sorte de croissant, une demi-lune.

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Mardi 4 décembre 2007

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Tous les socios de la red étaient conviés dans la petite communauté de San Juancito le dimanche 25 novembre afin de voter le POA 2008 du reseau.
Tout le directoire de Tusoco était donc réuni dans cette communauté baptisé nouveau socio du réseau le jour même avec deux autres communautés, portant ainsi à 18 le nombre d'emprendimientos de la red. Ce fut l'occasion d'une fête arrosée par de l'alcool local, qui a pour nom alcool... Et ce n'est pas peut dire. Le représentant de la communauté de Colomi avait lui aussi apporté son alcool local: la gindol, sorte de liqueur de cerise.
La communauté de San Juancito dispose d'un potentiel touristique notamment en agro et écotourisme. Lárrivée de ces trois communautés au sein de la red Tusoco témoigne de son dynamisme et de son potentiel futur.


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Mardi 4 décembre 2007

 

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Et de quattre !
Le quatrième forum de tourisme solidaire et communautaire organisé par Tusoco[1] s’est déroulé du 26 au 28 novembre à San Ignacio de Velasco, petite ville de caractère à l’Est de la Bolivie dans la région de la Chiquitania. Ce forum est le premier à être organisé uniquement par des acteurs de la société civile. Etaient conviés tous les protagonistes du tourisme en Bolivie : les différentes autorités administratives ; municipalités, préfectures, gouvernement, mais aussi les acteurs du secteur privé, les universités, et même des représentants de la coopération internationale. Ce forum avait pour but de présenter la réalité nationale du tourisme communautaire, d’organiser des débats pour faire naître des idées constructives et surtout de s’accorder sur des projets concrets pour l’année 2008. En dépit d’une participation plus faible que prévue due principalement aux blocages routiers dans tous le pays, un manifeste prometteur est sortie de cette rencontre.

 

 

Tusoco est une association qui coordonne et représente 18 circuits et projets communautaires répartis dans toute la Bolivie. Tusoco est née d’une rencontre[2] en France, à Marseille, en octobre 2003 autour d’un but principal : créer un tourisme alternatif en Bolivie. Mais alternatif  à quoi? Au tourisme de masse, destructeur de la nature et des cultures qu’il « fréquente », un tourisme que personne ne contrôle et qui beneficie essentiellement a des opérateurs prives. Et c’est désormais cette philosophie qui guide les actions de ce réseau formé par les communautés elles mêmes comme le démontre ce quatrième forum.

 

 

Un forum intensif et constructif                                 

Le programme du forum sur ces trois jours était dynamique mais chargé. Le premier jour fut consacré à une présentation générale des buts du forum ainsi qu’une brêve intervention de chacun de ses participants. Dans l’après midi des premières tables de travail ont été mises en place autour de la définition du tourisme communautaire et de sa place dans le développement économique rurale bolivien. Pour finir autour d’un grand débat qui confrontait les diverses conclusions de chaque table. Les 70 participants au forum, au lieu des 150 escomptés, ont pu passé le deuxième jour au sein d’une communauté membre du réseau Tusoco, San Juancito, située à seulement 30 minutes de San Ignacio de Velasco afin de partager la réalité d’une expérience communautaire en construction. Le troisième jour fut relativement chargé. Après les interventions de la coopération internationale, incarnée par l’Ambassade de France, un des principaux financeurs du Forum, et une ONG italienne, de nouvelles tables ont travaillé les conclusions du Forum. Avec comme thème principal le rôle que doit jouer chacun et comment coordonner et articuler les divers acteurs du tourisme.

Des résultats prometteurs

Le manifeste signé par tous les participants à la fin du troisième jour regroupe les diverses conclusions du forum en neuf points. En premier lieu encourager Tusoco à continuer son rôle de représentation de ses communautés devant le gouvernement, notamment à travers des actions comme son projet de loi sur le tourisme durable déposé le 16 novembre dernier à La Paz. Trois points concernent les politiques publiques que doivent mener les diverses autorités étatiques, départementales et municipales pour développer le tourisme communautaire et solidaire. En faisant par exemple la publicité de ce nouveau type de tourisme. Un partenariat est également prévu entre l’université publique San Simon de Cochabamba et Tusoco pour faire des formations et créer un diplome spécifique pour les guides dans les communautés.

Il reste à déplorer l’absence du Vice ministère du tourisme [3] lors de cette rencontre, absence tant physique que financière. Mais il faut saluer l’effort réalisé par certaines municipalités, universités ou représentants des communautés, qui ont parfois voyagé plus de deux jours pour pouvoir participer à l’évènement.

 

Ce forum fait partie de la construction d’une dynamique économique basée sur les richesses culturelles et naturelles de la Bolivia impulsée par Tusoco depuis bientot 4 ans, mais une construction locale, responsable, encadree, bref durable.

Geoffrey

 



[1] La red Tusoco: Turismo Solidario Comunitario; réseau de tourisme solidaire et communautaire qui regroupe 18 circuits et projets communautaires différents dans toute la Bolivie. Tusoco est un partenaire de FDH depuis sa création en 2003-2004, contact> www.tusoco.com

[2] Il s’agissait du premier Forum International de Tourisme Solidaire (FITS) avec plus de 300 participants venant de différentes parties du monde. Cette première rencontre a débouché sur l’élaboration d’une stratégie visant la mise en place de nouvelles modalités de tourisme dans les pays du Sud comme du Nord.

[3] Vice ministre car il n’y a pas de ministère du tourisme en Bolivie seulement un Vice ministe : Ricardo Cox

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Mardi 20 novembre 2007

 

Après un an de préparation et de rédaction, la remise officielle de la loi sur le « tourisme durable » auprès du Congrès national de Bolivie a eu lieu le mardi 13 novembre. Cette loi est le fruit du travail de l’association Tusoco[1] qui représente et coordonne au niveau national 15 projets touristiques communautaires. Cette loi propose une législation qui permettrait le développement d'un tourisme alternatif. Mais alternatif  a quoi? Au tourisme de masse, destructeur pour les communautés, que personne ne contrôle ni n'encadre et qui bénéficie essentiellement aux opérateurs privés. Le but principal de cette loi est de construire une dynamique économique qui soit à la fois locale, nationale, partagée, responsable, et encadrée, en bref durable.

 

Créer une dynamique nationale en partant du local

Locale, car le tourisme communautaire est au centre du projet avec une idee simple; qui mieux que l’habitant peut faire découvrir sa propre région? Nationale, car organisé en réseau, avec Tusoco, ce type de tourisme peut peser réellement à l’échelle de la Bolivie. Partagée, car la première règle du tourisme communautaire est qu’une partie de ses ressources générées bénéficie à toute la communauté. Responsable, car des formations de guides (en environnement, en santé, en éducation,...) sont prévues pour quelques membres des communautés qui décident de se lancer dans ce tourisme alternatif. Encadrée enfin, car pour chaque projet une série de normes doivent être respectées afin que le mot tourisme ne rime plus avec celui de dégradation.

 

Un tourisme plus accessible

Le vote de cette loi en séance plénière devrait avoir lieu dans environ 6 mois. La proposition de loi est soutenue par Hilario Callisaya Quispe[2], membre du MAS (Movimiento Al Socialismo), le parti au pouvoir qui detient donc la majorite au Congrès. De ce fait il y a peut être une chance que la loi soit votée plus facilement. Le principal frein au bon déroulement de cette procédure devrait venir du Sénat, tenu par l’opposition, en d’autres termes composé d’une majorité de droite.

Cette loi contient également une vision sociale car elle impose des prix préférentiels pour certaines populations défavorisées. Le développement du tourisme national, notamment à travers des partenariats avec des écoles, représente un défi colossal que cette loi commence à relever.

 

 

Si le tourisme communautaire peut revêtir plusieurs formes (l’ethnotourisme, l’écotourisme, etc.) un de ses principaux buts est de construire un tourisme qui va à la rencontre d’une certaine culture et non l’inverse.

 

GLG

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Photo 2 :

 

Lors de la remise de la loi au Congres national dans l’ordre : le vice ministre (R. Cox), le deputé (H. Callisaya) et le vice president de Tusoco (J.C. Pesoa) © GLG

 



[1] Red Tusoco: Red Boliviana de Turismo Solidario Comunitario; Réseau Bolivien de Tourisme Solidaire et Communautaire. 

[2] Hilario Callisaya Quispe est le deputé responsable du comité des ethnies et des communautés originaires auprès de la chambre des députés bolivienne.

Photo 1 :

 

Le Congrès national de Bolivie (l’équivalent de notre Assemblée nationale) © GLG

 

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Samedi 3 novembre 2007
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Kawsay Wasi signifie "maison de la nature" en quechua. Un nom qui tente d englober la diversite de la faune et de la flore du parc Carrasco situe dans la legendaire region du Chapare du departement de Cochabamba. Le projet Kawsay Wasi est nee en 2004 sur une impulsion donnee conjointement par l Etat bolivien et l Union Europenne. Quelques infrastructures, des formations de guides offertes aux gens des communautes environnantes (17 personnes seulement finiront cette formation), et une volonte de creer un tourisme qui va a la rencontre de la culture et de l endroit et non l inverse.

Les guides sont formes en ecologie (faune et flore), savent administrer les premiers secours d urgence et doivent obligatoirement etre sympas et fous comme le responsable du projet, Julio Saavedra qui n a que 24 ans. Mais quand il s agit de vous faire decouvrir les murcielagos (chauve-souris) ou les oiseaux rares comme les guacharos ou encore de vous presenter la flore comme le Paolo santo, seul arbre qui ne possede aucune vegetation ni sur son tronc ni autour de son pied car il vit toute sa vie en symbiose avec des fourmis qui le "decapent" et le protegent, il est imbattable. Et c est bien l origine et le concept meme du projet: qui mieux que les personnes du coin peuvent vous faire decouvrir leur environnement. Meme si les 6 communautes a l origine du projet ne vont plus au final etre que trois, sur le prix que paye chaque touriste (entre 50 et 22 bolivianos la journee soit entre 5 et 2 euros) 2 bolivianos vont a la communaute et le reste des benefices au renforcement de Kawsay Wasi. Pour le moment il n existe que deux circuits a faire en une journee (de 3 a 4h chacun) et un trekking de 3 jours ou "tu marche dans les nuages" pour le moment "hors service" pour cause de saison des pluies.
Pour la petite histoite la majorite des communautes qui sont installees ici viennent de l Altamachi ou d Ayquile et ne vivent la que depuis 3 ou 4 generations. Leur descendants ont migres car les regions qu ils habitaient etaient devenues trop hostiles. Les seuls habitants reelement originaire du Chapare depuis des lustres sont des tribus et il est peu aise de les rencontrer tellement elles vivent en autarcie et a l ecart.
La selva (jungle) est un milieu humide, rempli de vie au centimetre carre, totalement indomptable, un milieu qu il est necessaire de connaitre pour evoluer sans danger en son sein.

Kawsay Wasi est l un des 15 circuits nationaux de la red Tusoco (reseau de tourisme solidaire et communautaire pour lequel je travaille ici). Une nouvelle strategie a ete mise en place par la red: faire un diagnostique profond de chacun de ses socios (membres) afin de mettre en relief ses faiblesses et de pouvoir ensuite proposer des solutions sur mesure. Ma visite dans le Chapare fait partie integrante de cette demarche, pour ce premier projet, en dehors de la construction a venir d autres infrastructures (comme un petit musee), les deux faiblesses majeures sembles etre un besoin de formation juridique (rester une micro entreprise ou devenir une association) et un manque de marketing. Pour le premier probleme une reunion-formation est prevue en decembre avec la red Tusoco et pour le second une agence au nom de Tusoco devrait ouvrir courant 2008 a Cochabamba mais en attendant le fait de ne pas faire trop de marketing correspond a une strategie bien precise de la red qui consite a bien se renforcer elle meme ainsi que chacun de ses 15 circuits avant d entamer une nouvelle ere, la commercialisation.  

Geoffrey


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Dimanche 21 octobre 2007
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Un petit appercu de Cochabamba par ses representations les plus atypiques, les graffitis. Ici on ne tague pas son nom, on ne signe meme pas. Seulement des messages ou bribes de messages politiques, religieux, neutres ou marrants. Cocha est, parait il, une ville qui bouillonne politiquement, culturellement, bref une des plus vivante de Bolivie. Les mots que l on peut trouver inscrits sur ses murs peuvent insulter les moines comme encourager "Evo nuestro querido presidente"...Une facette urbaine  peu consideree mais qui est omnipresente. Dans quasiment chaque rue ces messages d un instant s impose a nous. 
Exposes ici ils retranscrivent un peu l ambiance de Cocha.


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Jeudi 18 octobre 2007

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 Deux jours seulement ont suffi  pour nous plonger dans l ambiance  latine. Donc juste un petit mot et deux photos pour la partager, car La Paz necessiterait plus que 48h  de rodage pour  ecrire un article. Traffic, bruits des klaksons  et des rabbateurs de minibus, couleurs des tissus, pollution, pauvrete aussi extreme que les richesses,... Bien que perchee a 3600m daltitude la ville est dans une sorte de cuvette bordee de petite maisons entassees les unes sur les autres. 
Premier jour, premier match de foot. Pour les qualifications du mondial 2010, la Bolivie accueillait la Colombie dans son stade de 40 000 places;  Hernando Siles. Zero a zero, allez savoir si c est l altitiude ou tout simplement la technique, mais les boliviens se baladaient. 
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  • : culture livres Information / Actualité tourisme articles Actualité
  • : articles et commentaires Ce blog a pour vocation d’être une interface d’informations concernant principalement la Bolivie et plus particulièrement Cochabamba. Il sera l’écho d’une expérience culturelle et politique mais aussi le thermomètre d’une expérience vécue. Crée dans le cadre d’un stage de huit mois pour l’ONG FDH[1] à Cochabamba sa fonction principale sera de relayer de l’information sur des projets, des évènements, des modes de vie et tout ce qui lui passera par le net. Geoffrey
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